Mercredi 14 janvier,
Aujourd’hui, je pars assister à une représentation de théâtre Kabuki à Tokyo. Après 20 minutes dans un métro bondé, j'arrive à la station Higashi-Ginza. Là se dresse le fameux Théâtre Kabuki-za. Détruit à deux reprises par un séisme en 1921, pui par les bombardements américains de 1945, l’édifice est reconstruit en 1951.
Aujourd’hui, je pars assister à une représentation de théâtre Kabuki à Tokyo. Après 20 minutes dans un métro bondé, j'arrive à la station Higashi-Ginza. Là se dresse le fameux Théâtre Kabuki-za. Détruit à deux reprises par un séisme en 1921, pui par les bombardements américains de 1945, l’édifice est reconstruit en 1951.
On traduit généralement le mot Kabuki par « extravagant ». Musique (Ka), danse (Bu) et jeu (Ki) sont associés sur la scène pour donner le style Kabuki. Les pièces sont tirées d’histoires populaires, des faits historiques ou des tragédies.

Le théâtre Kabuki apparaît au Japon au début du XVIIe siècle. Au départ, les pièces étaient exclusivement jouées par des femmes. Jugeant l’érotisme de certaines pièces immoral, le gouvernement de Tokugawa bannie les femmes de la scène en 1629. Depuis, les rôles féminins sont interprétés par des hommes (onagata).
Aujourd’hui, le Kabuki est le style le plus populaire de théâtre japonais. De nombreuses pièces sont retransmises à la télévision et les acteurs sont de véritables vedettes.

Je dois avouer que pour la deuxième pièce « Kotobuki Soga No Taimen », je n’ai pas compris grand chose à l’intrigue. J’ai tout de même apprécié la sonorité des répliques et le raffinement costumes.
Il existe de nombreux autres styles de théâtre traditionnel japonais comme le Bunraku, le Rakugo, le Manzai, ou le Nô.
Je devais initialement vous présenter une pièce de théâtre Nô. Malheureusement, il n’y avait pas de représentation lors de notre passage à Tokyo. Malgré tout, voilà les informations que j’ai pu récolter en me rendant au Théâtre National de Nô, à deux pas du Palais impérial.

Descendant direct des spectacles traditionnels de Sarugaku et de Dengaku, le théâtre Nô apparaît au XVe siècle. Il met en scene des drames lyriques, tirés de la mythologie japonaise. Le théâtre Nô est souvent associé aux Kyogen qui sont en fait les intermèdes comiques joués entre chaque pièce. Ces derniers permettent de couper avec le dramatisme du Nô.
Chaque pièce est dominée par deux personnages principaux, le ''shite'', qui est souvent le protagoniste et le ''waki'' qui l’accompagne tout au long de la pièce. Comme vous pouvez le voir sur les photos, les personnages sont très souvent masqués. Un chœur, des flûtistes et des batteurs accompagnent la pièce.
Chaque pièce est dominée par deux personnages principaux, le ''shite'', qui est souvent le protagoniste et le ''waki'' qui l’accompagne tout au long de la pièce. Comme vous pouvez le voir sur les photos, les personnages sont très souvent masqués. Un chœur, des flûtistes et des batteurs accompagnent la pièce.
La tradition n’est pas prête de s'éteindre. Depuis 2001, le théâtre Nô est classé au patrimoine oral et intangible de l’humanité (patrimoine immatériel). Aujourd’hui, une centaine d’écoles Nô proposent chacune un répertoire bien défini et continue de faire vivre cette tradition séculaire.


Dimanche 25 Janvier,
Je vous ai envoyé un gros colis de Shanghai. A l’intérieur, vous trouverez les affiches des représentations de théâtre, et quelques feuillets sur le théâtre Nô et Kabuki. Cela permettra d’alimenter le travail en cours de Français.
Je vous ai envoyé un gros colis de Shanghai. A l’intérieur, vous trouverez les affiches des représentations de théâtre, et quelques feuillets sur le théâtre Nô et Kabuki. Cela permettra d’alimenter le travail en cours de Français.