mercredi 22 octobre 2008

Sian Ka'an

Sian Ka’an est une réserve de biosphère située le long de la côte du Quintana Roo. Les quelques 500 000 ha du site s’étendent de Tulum au nord jusqu’à Punta Allen au Sud (120 km). Sian Ka'an possède une faune et une flore d'une rare diversité : plus d'une centaine de mammifères, 300 espèces d’oiseaux différentes…

Ce site naturel exceptionnel est classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1987. La même année, il est identifié comme Réserve de biosphère par le Programme de l’Unesco sur l’homme et la biosphère (MAB). Dans ce cadre, le site est divisé en 3 zones, limitant les activités humaines et promouvant le développement durable.

Ainsi, le Centre Ecologique de Sian Ka‘an (Cesiak) a fait du développement durable sa priorité. Au-delà des systèmes d’économie d’énergie mis en place, les membres du Cesiak mènent des programmes d’éducation en direction des jeunes. Par ailleurs, une partie des bénéfices liés aux visites du site est allouée au fond de protection de Sian Ka’an.

Malgré les efforts de l’Unesco et du Cesiak, plusieurs problèmes demeurent. La barrière de corail de protégeant le site est menacée par le réchauffement climatique. Mais c’est surtout la pollution (détritus) aux abords et à l’intérieur du site qui constitue la principale difficulté pour les gestionnaires de Sian Ka'an. Ce type de pollutions rique d'augmenter fortement si le projet de construction d’un aéroport international au nord du site voit le jour.
Il y aura-t-il un nouveau Cancun près de Tulum ?
(Notre photo : la plaque authentifiant l'inscription du site)

lundi 20 octobre 2008

Cité préhispanique et parc national de Palenque

La cité de Palenque est une fabuleuse ville maya enfouie dans la jungle du Chiapas. Palenque signifie « enceinte » en espagnol. Les Mayas baptisèrent quand à eux la cité Lakam Ha, « Grandes eaux », en référence aux nombreuses cascades environnantes.
Les premiers habitants de la cité s'installèrent au début de notre ère. Pendant la période classique précoce (200-600), Palenque devient la capitale de la région B’akaal. Cependant, les guerres qui l'opposent aux cités voisines contiennent son influence.
La cité connaît réellement son apogée au VIe siècle sous le règne de Pakal II (615-683). C’est à cette époque que sont construits la plupart des édifices, dont le fameux Palais des inscriptions, pyramide bâtie sur le flan d’une montagne, renfermant plus de 600 hiéroglyphes narrant l’histoire maya.
A partir du IXe siècle, la cité est peu à peu désertée pour des raisons qui restent aujourd‘hui encore floues. A l’arrivée de premiers conquistadors au XVIe siècle, le site avait été abandonné et en partie recouvert par la jungle.
La forêt de Palenque est classée « Zone protégée » en 1981, avant que le site ne soit inscrit au Patrimoine mondial en 1987. On estime que seulement 10% du site de Palenque a été découvert jusqu'à présent.
(Notre photo : le Temple des inscriptions)



Palenque
envoyé par surlescheminsdupatrimoine

Tourisme de masse 1

Le tourisme de masse

A
1936 fut une année de grand progrès social pour les Français. Pour beaucoup de grands parents, 1936 restera l’année des premiers congés payés, des réductions SNCF et du développement de l’habitat saisonnier bon marché.

Le gouvernement de Front populaire de Léon Blum, avec la réduction du temps de travail hebdomadaire à 40 heures et la création d’un Ministère des loisirs et du sport, va participer à populariser le tourisme.

En permettant l’accès aux plus grand nombre à des lieux jadis réservés aux mieux lotis, la France a initié les premiers mouvements touristiques de masse.
B
Aujourd’hui, le tourisme est la plus grande industrie mondiale. Selon l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) on comptait en 2007, près de 903 millions de déplacements touristiques dans le monde entier. Ces mouvements ont généré un chiffre d’affaire de 856 milliards de Dollars US cette même année. A titre de comparaison, en 1925, le nombre de touristes n’était que de 25 millions. Selon l’OMT, en 2020 le nombre de touriste sera de 1,6 milliards !

On peut définir le tourisme de masse comme l’affluence dans un lieu donné d’un très grand nombre de touristes. Cette forme de tourisme n’est pas sans répercussion sur les milieux écologiques et sociaux.

Certains aspects du tourisme de masse sont indéniablement positifs. Des capitaux affluent dans la zone concernée et l’emploi peut être stimulé dans la région.

Cependant, cette forme de tourisme entraine une surcharge spatiale qui met fortement en péril, à long terme, les écosystèmes et les milieux socioculturels. Aux anciennes solidarités se substituent des logiques économiques capitalistes et l’impact sur l’emploi local peut être critiqué. Il se peut que les grands complexes hôteliers préfèrent embaucher des personnels ayant les mêmes références culturelles que leurs clients. Dans les pays en développement, cette forme de tourisme crée aussi une forte dépendance de l’économie, qui ne repose souvent que sur ce type d’industrie.
C
A l’impact social s’ajoute l’impact écologique. Lorsque nous nous rendions aux ruines de Chichen Itza, ou bien, à la réserve de biosphere de Sian Ka’an, nous fûmes frappés de voir les ordures s’amonceler le long des routes. La pollution est un problème qu’il est aisé de constater.

La consommation des ressources naturelles posent aussi un véritable problème. La forte pression démographique nécessite la mobilisation de très lourds moyens qui appauvrissent les sols en eaux, ou qui sont à l’origine de fortes émissions de gaz à effet de serre.

On peut aussi parler de l’aménagement chaotique du territoire. Au Mexique, les promoteurs n’ont pas hésité à construire de gigantesques « resorts » les pieds dans l’eau. Des kilomètres de côtes ont ainsi été dévastés, alors que le littoral est propriété fédérale…

Il convient donc de se demander dans quelle mesure, le tourisme peut il être une bonne chose ? Quel type de tourisme faudrait-il développer ? Quelle place l’éducation des plus jeunes joue-t-elle dans la protection de nos sites les plus exceptionnels ?


Chichen Itza - Tourisme de masse
envoyé par surlescheminsdupatrimoine

A : Parking de bus sur le site archéologique de Chichen Itza (Yucatan, Mexique).
B et C : Amoncellement de détritus le long des plages menant à la réserve de biosphère de Sian Ka'an (Quintana Roo, Mexique)

Ville préhispanique de Chichén Itzá

Chichén Itzá est une cité maya classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Centre du pouvoir politique, religieux, économique et militaire, elle domina le Sud de la Mésoamérique de 600 à 1250 après JC. Chichén Itzá signifie « les bouches des puits des Itzá ». Itzá étant le nom du peuple qui fonda la cité en 534, tout près de cenotes (puits d'eau douce).

Au cours des ses 1000 ans d‘histoire, le site fut occupé par différentes populations. Le premiers habitants du site sont mayas. Ils imposent leur style Puuc durant plus d'un siècle, avant d’abandonner la cité pour des raisons inconnues. A partir de 900, la ville se transforme sous l'effet de nombreuses migrations, notamment des peuples Toltèques venus de Tula. Ces derniers construit le spectuculaire Castillo. Symbole de la ville de Chichén Itzá, cette pyramide de 24 mètres de haut domine l’ensemble du site.

Depuis 1988, le site de Chichén Itzá est classé au patrimoine mondial selon les critères de sélection I, II et III. Comme beaucoup de sites de la région, le site doit aujourd’hui faire face aux problèmes du tourisme de masse.
(Notre photo : El Castillo)

A la découverte des cultures maya et inca

1) Voyage en terre maya.




Salut les élèves de la 4e 4 ! Aujourd’hui nous allons vous présenter un peuple d’Amérique centrale que vous connaissez peut être, les Mayas!

Ils en ont fait rêver les Mayas, avec leurs magnifiques temples et palais perdus dans la jungle ! On pense que cette civilisation s’est développée à partir de 1800 avant J.C. dans une région du monde que les historiens et les archéologues appellent la Mésoamérique.

La Méso quoi ???? Oui je sais, c’est un mot très barbare. Mais pas d’inquiétude nous allons voir ou se trouve cette région.

La Mésoamérique c’est cette zone d’Amérique centrale qui couvre actuellement de nombreux pays. Et oui les zones dessinées par les scientifiques ne sont pas toujours les mêmes que celles des États.

On peut dire que cette zone couvre les États actuels du Mexique, du Honduras, du Guatemala, du Nicaragua, de Belize et du Costa Rica.

Le climat dans ces régions et aussi très différent. On trouve par exemple des zones arides au Nord et des forêts tropicales pluvieuses entre le Mexique et le Guatemala.

La société Maya était divisée en plusieurs groupes. A la tête de cette civilisation, se trouvait une élite de notables associée à un groupe de prêtres. Eux seuls habitaient dans les grandes cités comme Palenque ou Chichen Itza.

Les paysans, qui formaient la majorité du peuple Maya, habitaient à la périphérie des cités. Ces derniers devaient fournir la nourriture nécessaire à tous, et la main d’œuvre abondante que réclamait la construction des grands temples et palais.

Dis donc ! Ça ne vous rappelle pas un peu la France pendant le Moyen-âge tout ça ???

Les Mayas construisaient des pyramides comme les égyptiens. Et oui, il n’y a pas que des pyramides en Égypte ! Cependant l’utilité de ces pyramides est différente pour les Mayas et les Egyptiens. Pour les égyptiens, les pyramides sont des monuments funéraires à la gloire de Pharaons. Pour les Mayas au contraire, les pyramide ne servent qu’à s’élever pour atteindre les Dieux. On trouve ainsi, toujours un temple sur le sommet des pyramides Mayas. L’édifice en tant que tel sert simplement à surélever le temple.

La civilisation Maya est aussi à l’origine du système d’écriture le plus élaboré de l’Amérique précolombienne. Les civilisations précolombiennes sont celles qui se sont développées avant l’arrivée de Christophe Colomb, et un peu plus tard des conquistadors.

Cependant, certains aspects de la culture Maya sont terrifiants. Ces derniers adoraient des Dieux sanguinaires qui nécessitaient de nombreux sacrifices humains.

Les cités Mayas se faisaient presque tout le temps la guerre pour trouver de futures victimes sacrificielles.

Mais bon, il ne faut pas oublier que cette civilisation est aussi à l’origine d’un développement impressionnant des sciences. On sait ainsi grâce à de très rares ouvrages, qui s’appellent des
« codex », que les Mayas avaient des connaissances très pointues en astronomie et en mathématique. Ils savaient même prévoir les éclipses solaires.

Ils ont aussi développé des styles architecturaux très raffinés comme vous pouvez le voir sur les photos. Pas étonnant que Carmen Bernand les appelle les « grecs du nouveaux monde ».

Alors les élèves de la 4e 4, si vous avez des questions sur les Mayas n’hésitez pas à nous les poser !!! On y répondra le plus vite possible.

On se donne rendez très bientôt pour découvrir un autre peuple d’Amérique tout aussi fabuleux : les Incas ...
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2) Bienvenue au pays de l'Inca.
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Salut les élèves de la 4e4 !

Aujourd’hui, nous allons découvrir ensemble un nouveau peuple d’Amérique précolombienne : les Incas.

A son apogée, l’Empire inca comptait plus de huit millions de sujets qui vivaient sur un territoire compris entre le nord du Pérou, et le sud du Chili.

L’Empire se nommait Tahuantinsuyu, « les 4 directions » en quechua, langue des Incas. Il avait pour capitale Cuzco, ce qui signifie « le nombril ». C’est dire l’estime qu’ils devaient avoir d’eux même !

Le terme inca désigne conjointement le peuple des Incas, et le souverain de Tahuantinsuyu.

On pense que l’émergence de cet empire a débuté aux alentours de 1100 après J.C. Parmi les nombreuses tribus qui guerroient pour asseoir leur domination, celle des Incas commence à prendre le dessus. Il aura simplement fallu aux Incas deux siècles pour fonder leur empire !

L’organisation de l’Etat inca reste encore aujourd’hui un modèle d’efficacité. Au gré des conquêtes, les Incas n’hésitaient pas à déporter les tribus vaincues vers des terres pacifiées pour atténuer leur esprit de revanche. On appelait ce système le mitimaes.

Les enfants appartenant à la noblesse des tribus conquises étaient envoyés à Cusco afin de s’imprégner de la culture inca. De plus, des instituteurs étaient dépêchés dans les provinces nouvellement conquises afin d’y instaurer le quechua comme langue usuelle.

Sur le plan religieux, les Incas étaient des adorateurs du Dieu soleil. Son culte était obligatoire dans tout l’Empire ! Nous vous conseillons de voir ou de lire l’excellent Tintin et le Temple du soleil, pour vous figurer tout ça !

Au niveau politique, l’Inca (le chef de l’Empire) était tout puissant. On le considérait comme un dieu vivant, un peu comme le pharaon en Egypte ancienne. Ses sujets devaient constamment se prosterner devant lui, et ne pouvaient pas lui adresser directement la parole. Le chef de l’Empire se déplaçait dans une litière d’or et d’argent escortée par de nombreux soldats.
Pour assurer sa descendance, l’Inca devait épouser sa sœur. Imaginez tous les problèmes de consanguinité que cette pratique impliquait ! Néanmoins, il entretenait de nombreuses concubines chargées de lui donner une descendance qui formerait la caste supérieure du régime.
Ainsi, la noblesse de Tahuantinsuyu se composait, en premier lieu, des membres mâles de la famille de l’Inca. Le clergé jouait lui aussi un rôle crucial dans l’administration de la cité. Avec à leur tête les grands prêtres du soleil, les ecclésiastes incas étaient tous exemptés d’impôts et vivaient entretenus par le peuple.

Dans le domaine social, les Incas avaient mis en place un système très évolué de répartition des terres. Le chef de l’Empire répartissait les terres entres ses sujets. Ceux-ci devaient diviser les récoltes en trois parties : une pour l’Inca, une pour l’agriculteur et sa famille, et la dernière part revenait à la collectivité (soutient aux plus pauvres, réserves en cas de famine…).

Le territoire inca étant situé, en majeure partie, sur la cordillère des Andes, il a fallu adapter l’agriculture au relief. Les Incas ont donc développé un ingénieux système de culture en terrasse qui leur permit de pratiquer l’agriculture à plus de 2000 mètres d’altitude. On y cultivait notamment le maïs et la pomme de terre (originaire du Pérou). Comme pour les Mayas, la chasse, la pêche et la cueillette ne venaient que compléter l’alimentation de base.

Bien des aspects de la culture inca nous font penser aux Mayas. Par exemple, les Incas étaient extrêmement superstitieux. Ils vénéraient la Terre-Mère qu’ils nommaient Pacha Mama, et considéraient les rivières ou les montagnes comme des divinités. Ils pratiquaient les sacrifices humains, cependant de manière plus restreinte.

La chute de l’Empire inca sera, dans une certaine mesure, aussi rapide que sa fondation. En 1527, le conquistador Francisco Pizarro débarque pour la première fois en Amérique du sud. Quelques années plus tard, aidé de quelques centaines d’hommes, il met fin à l’Empire inca et parachève la colonisation du Pérou.

Peu de temps après, l’afflux d’Européens, de Noirs et d’Asiatiques va donner lieu à une nouvelle classe ethnique : les métisses. Les Péruviens actuels sont les descendants des colons et des divers groupes ethniques présents au Pérou.

Les Européens ont mis brutalement fin au culte du soleil, et ont imposé le catholicisme par le biais des missionnaires, c'est-à-dire des hommes d’église chargés de convertir des populations.

La fin de la période inca vit l’avènement de l’ère coloniale dans ce que nous allons appeler l’Amérique latine.

Alors à votre avis, comment 200 hommes ont-ils pu venir à bout de tout un Empire ?!

dimanche 19 octobre 2008

A la découverte des cultures maya et inca

1) Voyage en terre maya.


Les Mayas forment l’une des principales civilisations méso-américaines. Parfois appelée Amérique moyenne par les archéologues, la région qu’ils occupaient est limitée au nord, par l’Altiplano mexicain, et au sud, par la péninsule costaricienne de Nicoya. Le découpage de cette région résulte plus d’une unité culturelle que géographique. Le territoire Maya s’étend actuellement sur plusieurs Etats : au Mexique, principalement dans les Etats de Quintana Roo, Chiapas et Yucatan, au Belize, au Honduras, et plus marginalement au Salvador.


Cette civilisation brille autant par son unité que par sa diversité. Malgré le fait que les tribus mayas se composent de différentes peuplades aux langues diverses, il n’en demeure pas moins que tous ces groupes partagent de puissants traits communs ; rituels religieux, écriture, construction de pyramides, calendriers, sacrifices humains, jeu de pelote, etc.





Les archéologues identifient trois périodes majeures dans l’histoire des Mayas : l’ère préclassique (environ 1800 av. JC à 250 de notre ère), l’ère classique (entre 250 et 800 de notre ère), et enfin l’ère postclassique (de 800 à la conquête espagnole).

C’est durant la période préclassique qu’apparaissent les premiers ensembles architecturaux mayas, notamment à Kamilnajuyu situé dans les hautes terres guatémaltèques, et dans le nord du Yucatan. C’est durant cette période que vont se développer les méthodes de construction des pyramides à degrés, dans le style de l’architecture religieuse mésoaméricaine. On y trouve aussi les premiers signes d’une écriture dont découlent les hiéroglyphes de la période classique.

La période préclassique correspond à l’essor de la civilisation maya. Elle se distingue par le développement de l’écriture sous forme d’inscriptions hiéroglyphiques inscrites sur des stèles. Ces inscriptions font références à des événements cycliques qui inspirent le calendrier maya. Ces stèles sont le plus souvent présentes aux abords de pyramides à degrés construites grâce à la technique de la voûte en encorbellement. La plus ancienne de ces stèles fut retrouvée à Tikal au Guatemala.


La période classique à vue apparaitre l’apogée de la civilisation Maya. C’est dans les forêts tropicales pluvieuses du Chiapas et du Guatemala, et dans le Yucatan que cette civilisation a laissé ses plus belles traces ; Palenque, Uxmal, Chichen Itza, Bonompak ou encore Yaxchilan. On estime que l’âge d’or de la civilisation Maya se situe aux alentours de l’an 600. La forte démographie, l’hégémonie culturelle, la recherche esthétique dans l’architecture, et le développement des connaissances scientifiques traduisent le fort dynamisme de cette période. Selon Carmen Bernand, durant période, plus de 5 millions de Mayas vivaient dans les basses terres mésoaméricaines.

Cependant, vers 900 la civilisation maya va brusquement se disloquer. Les cités vont rapidement se vider, on cesse de graver des stèles, de construire des édifices religieux, et la population rurale va brutalement chuter. Les causes de cette décadence sont encore méconnues. Plusieurs théories tentent d’expliquer cette violente décadence. On parle de conflits entre cités, de catastrophe naturelle, d’érosion du sol due à une trop forte population, ou encore de révoltes paysannes contre les grands seigneurs. Cependant, toutes ces théories ont été démenties par les faits. Les études hydrométriques et sismiques n’ont démontré aucune perturbation majeure, ce qui semble infirmer la thèse de la catastrophe naturelle. Et aucun charnier n’a été retrouvé, ce qui rend caduque toute thèse qui se fonde sur des morts massives (guerre, épidémie, etc.).





L’ère postclassique représente la période d’hégémonie de la cité de Chichen Itza et le développement du culte, plus mexicain que maya, du serpent à plume, Quetzalcóatl. Ce dernier est adoré au même titre que la divinité de la pluie Maya. Cette ère s’identifie aussi par un certain mélange des « genres ». La civilisation Maya subit l’influence de la civilisation mexicaine des Toltèques. Chichen Itza est le site qui symbolise le mieux cette nouvelle organisation politique et religieuse, après qu’elle fut conquise par les Toltèques. On y trouve des représentations issues du Mexique central comme l’aigle ou le jaguar. Vers 1250, la cité de Mayapan remplace Chichen Itza dans son rôle hégémonique. Cette période de guerre quasi permanente est perçue comme fortement décadente, car à la recherche artistique se substitue la recherche de l’efficacité militaire. Les rivalités aristocratiques liées aux lignages vont atomiser et finir de diviser les Mayas.

A leur arrivée, les espagnoles ne rencontreront que de petits Etats éparses. Néanmoins ces derniers seront, par la suite, tout à fait prêts à leur opposer une résistance acharnée. Bien plus que les batailles entre colons et indiens, les épidémies importées d’Europe par les conquistadors auront été la véritable cause de destructions des Mayas. Au XVIe siècle, une violente épidémie aurait décimé 90% des Mayas vivant au Yucatan.



Aujourd’hui, des tribus Mayas vivent toujours dans les Etats du Chiapas et du Yucatan, ou encore au Guatemala. Elles parlent pour la plupart des dialectes proche de la langue de leurs ancêtres.








Les villes Mayas sont construites autour de temples et de palais en pierre. La plus grande de ces villes fut Tikal au Guatemala. Cependant, les grands centres urbains semblent être consacrés à la célébration des cérémonies religieuses, y résidaient exclusivement les notables et les prêtres. Les paysans résidaient dans la périphérie directe des grands centres. Malgré le fait qu’une telle organisation sociale semble allée de pair avec un niveau de maîtrise technique élevé, les mayas n’utilisaient pas la roue ou la traction animale que ce soit pour l’agriculture ou la construction d’édifices. La période classique correspond à ce qui se fait de plus sophistiqué dans l’élaboration des monuments. Les Mayas décoraient leurs monuments avec des fresques très détaillées. Aujourd’hui, presqu’aucune de ces œuvres ne subsistent. Les mieux conservées sont indéniablement celles de Bonompak. Les Mayas excellaient aussi dans la sculpture de petits objets en jade, en obsidienne ou encore en coquillage.

L’écriture Maya est la plus développée du monde précolombien. Elle se compose à la fois d’idéogrammes et de phonogrammes. Grâce à la traduction de certains codex, nous savons aujourd’hui que les Mayas disposaient d’une connaissance très poussée de l’astronomie. Ils pouvaient prévoir les éclipses solaires qu’ils interprétaient comme un phénomène divin.




Le panthéon Maya se compose de nombreuses divinités. Les plus représentées sont le dieu de la pluie Chac, le dieu solaire symbolisé par un jaguar, ou encore le dieu du maïs. La religion Maya présente les dieux comme des êtres dont la soif de sang est inextinguible. Pour cela, les Mayas avaient recours aux sacrifices humains. Les guerres avaient pour principal but de faire des prisonniers qui seraient offert en sacrifice aux dieux.
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2) Bienvenue au pays de l'Inca
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Salut les élèves de 2nde 2!

Aujourd’hui, nous allons découvrir ensemble un nouveau peuple d’Amérique précolombienne : les Incas.

A son apogée, l’Empire inca comptait plus de huit millions de sujets qui vivaient sur un territoire compris entre le nord du Pérou, et le sud du Chili.

L’Empire se nommait Tahuantinsuyu, « les 4 directions » en quechua, langue des Incas. Il avait pour capitale Cuzco, ce qui signifie « le nombril ». C’est dire l’estime qu’ils devaient avoir d’eux même !

Le terme inca désigne conjointement le peuple des Incas, et le souverain de Tahuantinsuyu.

On pense que l’émergence de cet empire a débuté aux alentours de 1100 après J.C. Parmi les nombreuses tribus qui guerroient pour asseoir leur domination, celle des Incas commence à prendre le dessus. Il aura simplement fallu aux Incas deux siècles pour fonder leur empire !

L’organisation de l’Etat inca reste encore aujourd’hui un modèle d’efficacité. Au gré des conquêtes, les Incas n’hésitaient pas à déporter les tribus vaincues vers des terres pacifiées pour atténuer leur esprit de revanche. On appelait ce système le mitimaes.

Les enfants appartenant à la noblesse des tribus conquises étaient envoyés à Cusco afin de s’imprégner de la culture inca. De plus, des instituteurs étaient dépêchés dans les provinces nouvellement conquises afin d’y instaurer le quechua comme langue usuelle.

Sur le plan religieux, les Incas étaient des adorateurs du Dieu soleil. Son culte était obligatoire dans tout l’Empire ! Nous vous conseillons de voir ou de lire l’excellent Tintin et le Temple du soleil, pour vous figurer tout ça !

Au niveau politique, l’Inca (le chef de l’Empire) était tout puissant. On le considérait comme un dieu vivant, un peu comme le pharaon en Egypte ancienne. Ses sujets devaient constamment se prosterner devant lui, et ne pouvaient pas lui adresser directement la parole. Le chef de l’Empire se déplaçait dans une litière d’or et d’argent escortée par de nombreux soldats.
Pour assurer sa descendance, l’Inca devait épouser sa sœur. Imaginez tous les problèmes de consanguinité que cette pratique impliquait ! Néanmoins, il entretenait de nombreuses concubines chargées de lui donner une descendance qui formerait la caste supérieure du régime.
Ainsi, la noblesse de Tahuantinsuyu se composait, en premier lieu, des membres mâles de la famille de l’Inca. Le clergé jouait lui aussi un rôle crucial dans l’administration de la cité. Avec à leur tête les grands prêtres du soleil, les ecclésiastes incas étaient tous exemptés d’impôts et vivaient entretenus par le peuple.

Dans le domaine social, les Incas avaient mis en place un système très évolué de répartition des terres. Le chef de l’Empire répartissait les terres entres ses sujets. Ceux-ci devaient diviser les récoltes en trois parties : une pour l’Inca, une pour l’agriculteur et sa famille, et la dernière part revenait à la collectivité (soutient aux plus pauvres, réserves en cas de famine…).

Le territoire inca étant situé, en majeure partie, sur la cordillère des Andes, il a fallu adapter l’agriculture au relief. Les Incas ont donc développé un ingénieux système de culture en terrasse qui leur permit de pratiquer l’agriculture à plus de 2000 mètres d’altitude. On y cultivait notamment le maïs et la pomme de terre (originaire du Pérou). Comme pour les Mayas, la chasse, la pêche et la cueillette ne venaient que compléter l’alimentation de base.

Bien des aspects de la culture inca nous font penser aux Mayas. Par exemple, les Incas étaient extrêmement superstitieux. Ils vénéraient la Terre-Mère qu’ils nommaient Pacha Mama, et considéraient les rivières ou les montagnes comme des divinités. Ils pratiquaient les sacrifices humains, cependant de manière plus restreinte.

La chute de l’Empire inca sera, dans une certaine mesure, aussi rapide que sa fondation. En 1527, le conquistador Francisco Pizarro débarque pour la première fois en Amérique du sud. Quelques années plus tard, aidé de quelques centaines d’hommes, il met fin à l’Empire inca et parachève la colonisation du Pérou.

Peu de temps après, l’afflux d’Européens, de Noirs et d’Asiatiques va donner lieu à une nouvelle classe ethnique : les métisses. Les Péruviens actuels sont les descendants des colons et des divers groupes ethniques présents au Pérou.

Les Européens ont mis brutalement fin au culte du soleil, et ont imposé le catholicisme par le biais des missionnaires, c'est-à-dire des hommes d’église chargés de convertir des populations.

La fin de la période inca vit l’avènement de l’ère coloniale dans ce que nous allons appeler l’Amérique latine.

Alors à votre avis, comment 200 hommes ont-ils pu venir à bout de tout un Empire ?!